Pour vous abonner gratuitement au Podcast hebdomadaire Que faire à Paris, cliquez ici : À partir dune charte proposée par lOCCE Office central de la coopération à lécole et le Printemps des Poètes, les écoles choisissent cinq projets au moins sur lesquels elles souhaitent mettre laccent : trois projets doivent associer la classe et deux doivent associer lécole. La demande de label est à faire parvenir, tout au long de lannée, aux associations départementales de l OCCE. Ressources E-mail obligatoire adresse strictement confidentielle pour nous une magnifique aventure de découverte musicale et 04042015 à 10h30: lectures dhistoire à la médiathèque pour les enfants de 2 à 3 ans plan de communication le Printemps des Poètes. Ces informations faire un jeu des 7 différences à partir de deux photos objets sur une table par exemple poesie rencontre avec le printemps a 100 grammes en sachet hermétique rempli sous atmosphère contrôlée. Laide indispensable de tous nos partenaires. Quils en soient ici Dossier poésie à lécole ainsi quune banque de données très complète de poêmes à imprimer. On ignore souvent, en Occident, que Tagore nest pas seulement un poète. Il est aussi un musicien, et dans son oeuvre poésie et musique sont intimement liées. Tagore a écrit un grand nombre de chansons, le genre musical où précisément la mélodie et les mots ne se peuvent guère dissocier. Dans ses Souvenirs, il a écrit : Jai toujours eu de la répugnance à publier des livres avec les paroles de mes chants, car, privés de mélodie, lâme en est absente. Et ailleurs, à propos dune chanson Baul : La meilleure part dun cantique disparaît quand la mélodie fait défaut ; il perd mouvement et couleur et devient pareil à un papillon dont on aurait arraché les ailes. Loeuvre de Tagore nous est parvenue privée de sa musique ; de plus, le texte original en a été modifié. Le Poète, comme lappelaient ses disciples, na pas cru devoir conserver, dans la version anglaise de ses chanson, version quil avait cependant composée lui-même, les répétitions et les refrains qui donnent un charme incomparable au texte bengali. Il a traduit les idées et les motifs, sans retrouver lexpression directe, spontanée, jaillissante qui avait dabord été leur. Au point de vue musical, Tagore se situe à lintersection de trois influences : celle de la musique européenne, celle de la musique classique hindoue extrêmement raffinée, mais enfermée dans des règles strictes, celle enfin de la musique populaire et religieuse du Bengale. Ce nest pas sans effort que Tagore est parvenu à se libérer de la musique européenne et de la musique classique de lInde, pour se plonger dans la musique populaire de son pays, et continuer enfin dans son la grande tradition mystique du Bengale. Il suffit de parcourir ses Souvenirs pour sentir le climat de musique dans lequel Tagore fut élevé. Les Hindous traditionalistes appréciaient, certes, la musique, mais lexécution en était réservée aux professionnels. Il en était tout autrement dans la demeure des Tagore. Lun dentre eux avait écrit des livres sur la musique. Le père du poète avait composé des chants religieux, et lun de ses frères, un hymne national. Un autre encore, Jyotlrindra, restait au piano des jours entiers, développant des variations sur les mélodies classiques, pendant que le poète et lun de ses amis en composaient les paroles. Le jeune Rabindranath essayait aussi de mettre des poèmes en musique, ceux de Chakravart. Et ce fut au clair de lune, sur les vastes terrasses qui dominaient la rivière dans la maison des Tagore, que Rabindranath Tagore créa les premières mélodies de ses chansons. Il navait techniquement parlant, aucune formation musicale. Mais lenthousiasme, la curiosité et toute la fraîcheur des jeunes années lavaient, comme ses compagnons, baigné dans la musique. A ces jeunes gens, rien ne semblait impossible : ils écrivaient, ils chantaient, ils jouaient des pièces. A cette époque, linfluence européenne était grande et on la jugeait bénéfique. Alors quaujourdhui on cherche une culture proprement nationale et débarrassée des influences extérieures, la culture européenne permettait de saffranchir dun traditionalisme étroit et desséchant contre lequel se dressaient certaines grandes familles libérales, comme celle des Tagore. Cest ainsi que lharmonie européenne, si pernicieuse dailleurs pour la musique hindoue quelle déforme essentiellement fut appliquée à certains des chants du père de Rabindranath. Il en fut assez ravi pour offrir, à celle de ses petites-filles qui avait harmonisé ses chants, une épingle de diamant! Rabindranath avait souvent chanté en classe, sans les comprendre, des airs étrangers ; adolescent, il chantait L Adélaïde de Beethoven. Et quand il rentra chez lui, après un séjour en Angleterre où il sétait intéressé à des mélodies irlandaises, qui lavaient toutefois un peu déconcerté, sa manière de chanter était devenue si occidentale que la famille sécria avec étonnement : Qua donc la voix de Rabi? Comme elle est bizarre et étrangère! Tagore était alors entré dans sa vingtième année. Les mélodies quil intégra pour la première fois à un drame Valmiki Prativa, et qui lui paraissaient fondamentales, puisquil a déclaré que lon ne pouvait juger le drame lui-même sans en tenir compte, trahissent diverses influences ; les unes étaient dun mode dorigine classique, les autres avaient été composées par son frère Jyotirindra, dautres étaient dorigine européenne. Mais plus tard, Tagore allait révéler sa puissante personnalité ; il allait se dégager à la fois de linfluence occidentale et de la musique classique hindoue. Et si linfluence occidentale est encore sensible, parfois, dans ses chansons, elle se mêle si intimement à la mélodie hindoue quelle nen rompt pas la tonalité mais quelle lui ajoute une couleur nouvelle. Il faut noter, dailleurs, que Tagore ne sest jamais intéressé à la musique polyphonique. Quant à la musique hindoue, elle-même apparentée à la musique musulmane, Tagore nen a jamais suivi les règles strictes qui rendent le musicien esclave dastreignantes prescriptions. Certes, ces règles assurent souvent à lesprit créateur, contraint dans cette armature rigide, une étonnante profondeur. Mais souvent aussi, et surtout de notre temps, elles dessèchent, sclérosent, et nengendrent que des formes sans vie. Alors les merveilleuses qualités de la musique classique hindoue ne sont plus que défauts. Ainsi, les ornements nécessaires à la musique monodique et intrinsèquement beaux prolifèrent jusquà étouffer la ligne mélodique et les mots eux-mêmes ; des rythmes souples, nuancés sont utilisés par virtuosité pure, prétexte dacrobaties du tambourineur et du musicien qui laccompagne ; les Râgas, qui, en utilisant une échelle de tons déterminée, deviennent si émouvants, avec leurs dominantes, leurs notes éludées ou à peine indiquées, leurs variantes entre mouvement ascendant et mouvement descendant, entre ornements et enchaînements prescrits, ne sont plus alors quexercices tyranniques. Liées à des moments du jour, aux saisons, aux sentiments, aux évocations, ces formes strictes se dégradent ; elles ne servent plus quà ressasser des développements dans un cadre immuable. Dans la musique classique hindoue, la dualité du créateur et de lexécutant est alors niée. Le musicien reçoit et maintient ces cadres traditionnels ; mais en improvisant, il les développe et les enrichit, il recrée, et dans cet art qui ne veut pas se renouveler et qui nest pas noté, il représente toute la musique. Dans cette musique classique, Tagore a brisé les entraves ce quil a partout et toujours fait. Toute son invite à la liberté, à la simplicité, à lélan candide que ne sauraient emprisonner les conventions. Pour lui, ce quil faut détruire, cest la forme vide et le respect tatillon qui lui est témoigné. On comprend alors la colère des musiciens classiques en face dune musique nouvelle, qui ne cherche pas à se substituer à la leur, mais qui rétablit cependant la dualité du créateur et de lexécutant, rejette les règles impératives, et revient à la simple ligne mélodique de la chanson populaire, si méprisée par ces musiciens professionnels. Réagissant à la fois contre la musique classique hindoue et la musique occidentale, Tagore trouve une source dinspiration dans la poésie et la musique mystique et populaire du Bengale. Il na donc pas été ce créateur ex nihilo quimagine parfois lOccident. Mais est-ce le diminuer que de le voir tel quil est réellement, puissamment enraciné dans son terroir, dans lambiance dune longue tradition populaire dont il représente laboutissement? Tagore connaît certains modes et certains Ragâs ; il les emploie parfois, mais avec une extrême fantaisie qui scandalise les musiciens hindous classiques. Son style est simple et cependant la ligne mélodique nest ni sèche, ni brutale ; de fréquents ornements la baignent de tendresse ornements gutturaux à peine indiqués, légères appogiatures ou ports de voix discrets, mais ces ornements ne font jamais disparaître la ligne musicale sous des surcharges ; ils ne lempâtent pas, Ils la soulignent plutôt, en ladoucissant et en lassouplissant. Simples, également, sont les rythmes, surtout par rapport à ceux de la musique classique hindoue, et au fur et à mesure que Tagore se dégage de linfluence de celle-ci, ils vont se simplifiant encore. Ils sont souples, stricts et marqués le plus souvent par des claquements de doigts, seul accompagnement de cette musique dintimité. Santiniketan, fondé pour être une école donnant une éducation directe, active, en contact avec la nature, est devenue aussi une université et un lieu de rencontre entre Occidentaux et Orientaux. Là, des chants, chantés en chœur par un groupe denfants, inaugurent et terminent la journée et des chants sont consacrés aux jours de fête ; dans les réunions qui ont lieu presque chaque soir, la musique est à lhonneur. Quand Tagore chante, cest à mi-voix et avec le seul accompagnement des claquements de doigts : exécution discrète, intime, qui fait ressortir la tendresse et le charme de ses compositions. Son neveu, Dinendranath Tagore, était souvent lexécutant, car il connaissait lœuvre musicale du poète mieux que le poète lui-même ; il était la mémoire vivante de Tagore. La notation bengali, notation récente et incomplète ne permet dinscrire à laide de lettres que le squelette dun chant ; elle supprime plus ou moins les ornements ou les détails de la courbe mélodique ; cest un simple aide-mémoire que seul peut réellement utiliser celui qui connaît déjà la mélodie. Seule la tradition orale assure la véritable survie de la chanson. Aussi Tagore, lorsquil avait composé une mélodie nouvelle, sachant sa mémoire fragile et ayant parfois même besoin doublier la passée pour en créer une nouvelle, chantait la chanson quil venait dimaginer à son neveu Dinendranath. Comme la mémoire de ce dernier était parfaite, la chanson était sauvée de loubli et cétait le poète qui, parfois, devait, grâce à Dinendranath, réapprendre ses propres chansons. Il me faut, disait-il en souriant, subir cet affront. Tagore a profondément senti la valeur de la musique quil composait. Jai introduit, dit-il un jour à un ami, quelques éléments nouveaux dans notre musique, je le sais. Jai composé cinq cents nouveaux airs, peut-être plus. Ce fut un développement parallèle à ma poésie. Quoi quil en soit, jaime cet aspect de mon activité. Je me perds dans mes chants, et je crois alors que cest le meilleur de moi ; jen suis complètement intoxiqué. Souvent, je sens que si toutes mes poésies sont oubliées, mes chansons vivront grâce aux hommes de mon pays et quelles auront là une place définitive. Il est certain que jai conquis mes compatriotes par mes chants. Jai même entendu des conducteurs de chars à bouviers chantant mes chansons les plus récentes, les plus actuelles Toutefois, je connais la valeur artistique de mes chansons et leur grande beauté. Bien quen dehors de ma province elles ne soient pas appelées à être connues et quune grande partie de mon œuvre doive périr peu à peu, je les offre comme un legs. Les pièces du poète ne sont souvent que des écrins à chansons ; le titre de certains de ses recueils sinspire de musique : Images et chansons, Dièses et Bémols. Comme il en est souvent pour la musique dAsie, les chansons de Tagore ne supportent guère dêtre harmonisées. Leur plus grande valeur, nous semble-t-il, tient à la continuité de la ligne mélodique, délicate et sinueuse, des intervalles qui ne sont pas ceux de la gamme tempérée, à cette nostalgie dont la lointaine flûte de Krichna est le symbole poétique. Tous éléments indissociables dans la beauté de la musique, et qui seraient détruits par la structure dun rythme trop simple, trop coupé, trop frappé, si on les mécanise, si on les brise par des cassures nettes pour les amplifier. Nous espérons ardemment quune tradition sinstaurera qui nous gardera vivant, chanté par une seule voix et pratiquement sans accompagnement le charme des chansons de Tagore, qui constitue le plus précieux, peut-être le plus émouvant de son œuvre. poesie rencontre avec le printemps poesie rencontre avec le printemps À partir du samedi 4 mars, des poèmes illustrés créés par les élèves sont exposées au Centre Hospitalier Léopold Ollier de Chambonas. Le jeudi 16 mars à 14 h 30, les élèves rencontrent les résidents et partagent avec eux des textes en lecture à haute voix. À noter que lécole intercommunale de Gravières vient dobtenir le label École en poésie. La célébration de cette distinction aura lieu le vendredi 24 mars prochain, à 16 h 30, à lécole. Alphonse de Lamartine, Les Confessions, Livre IV, Note VIII. Lire la poésie en commençant chaque journée par la lecture dun poème dans la classe, dans une autre classe, avec un choix très vaste de textes à proposer, Dire la poésie et non la réciter pour laisser parler les mots du poète et les faire entendre dans des ateliers de diction, Ecrire la poésie en proposant des supports variés pour donner envie décrire, jouer avec et sur les mots, leurs sonorités, leurs sens, en fabriquant un arbre à poèmes, en organisant un lancer de ballon-poèmes.PJ : la poésie à lécole Printemps des poètes: souffleurs de poésies, soufflez! Inventer un lipogramme une phrase ou un texte cohérent qui ne contient pas une lettre ou un groupe de lettres : on peut proposer par exemple, de chasser le virus et décrire une phrase ou un texte qui ne contient aucune des lettres du mot virus. Inauguration de la maison de thé ambulante conçue et réalisée par la HEAD Genève et Claudio Colucci pour Aux Mille Pins. Photos des peintures, droits réservés Benoit Touchard AVANT DE COMMENCER LÉGRENAGE FATAL, cette potion à base de Mark Twain en guise dantidote : Il y a trois mensonges, affirmait lécrivain et humoriste américain qui nous fit rêver enfants avec Les Aventures de Tom Sawyer : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. Forts de cet avertissement et dune pincée doptimisme tout de même depuis plusieurs jours, le solde entre entrées et sorties dhôpital de patients atteints du Covid en France est négatif, plongeons dans le maquis des énumérations. Voici le bilan forcément provisoire de la tragédie. Sans oublier lessentiel : derrière les chiffres, il a des êtres. Le meeting poétique la nuit de la poésie : Lecture-spectacle où comédiens, chanteurs et musiciens sont réunis pour une soirée poétique pouvant allier la musique, la chanson, des projections cinématographiques.. Né en 1945 à Signy lAbbaye dans les Ardennes, André Velter partage son activité entre les voyages au long cours Afghanistan, Inde, Tibet et la mise en résonance des poésies du monde entier. Sur France Culture, il a créé Poésie sur Parole. Il a également animé Agora de 1995 à 1998, Poésie Studio de 1997 à 1999 et les Poétiques, enregistrées chaque mois en public au Théâtre du Rond-Point, avec Claude Guerre de 1995 à 1999. Orphée Studio, poésie daujourdhui à voix haute, livre-témoignage sur lexpérience des Poétiques a été publié dans la collection PoésieGallimard. Ses chroniques littéraires dans Le Monde sattachent surtout à lOrient. Il dirige, chez Gallimard, la collection PoésieGallimard, Larbalète, et la revue Caravanes aux éditions Phébus. Résolument attaché à la voix haute, il tente dinventer une oralité nouvelle, créant régulièrement avec comédiens et musiciens de vastes polyphonies. Il a reçu le Goncourt Poésie en 1996. Dabord redécouvrir la poésie tous les ans, prendre le temps de.

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